L'Idylle
En nageant dans les nuages au milieu des songes
S’engageant au cœur des mirages, on plonge
Submergé par la rage qui ronge et démange
Présage de vengeance envers ces anges étranges
En marchant au milieu des champs de fleurs
Cherchant la chaleur attachante où poser son cœur
Chantier délabré où on entend le chant de nos peurs
Château hanté bien caché de notre âme-sœur
Haïr et détruire le bruit de nos rires
Trahir et fuir tous vos beaux sourires
Rêver de l’avenir ou bien s’imaginer le pire
Déchirer la chaire de vos moindres soupirs
L’amour, illusion de l’esprit, d’une raison fragile
À deux, la fusion n’est qu’une passion gracile
Et la division une affliction loin d’être docile
L’amour n’est qu’une émotion débile…
Pourtant on tourne toujours autour de cet amour sadique
Et on file cette idylle au profil si féérique